Le Togo poursuit l’un des chantiers environnementaux les plus ambitieux de son histoire. Depuis mai 2021, le gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna GNASSINGBÉ, s’est engagé à planter un milliard d’arbres d’ici 2030. Objectif : restaurer le couvert forestier, protéger les sols et renforcer la résilience du pays face au changement climatique.
Dans cette dynamique, la Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque 1er juin depuis 1977, conserve sa place de rendez-vous structurant. Pour l’édition 2026, le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement se tiendra au centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé.
Une mobilisation nationale préparée dès le 25 mai
En amont de la journée du 1er juin, le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique ouvrira le 25 mai une campagne de communication d’envergure. Radios locales et télévisions accueilleront responsables régionaux et préfectoraux de l’environnement, professionnels du bois et pépiniéristes.
Les échanges se dérouleront en langues locales afin de toucher directement les communautés. Il s’agira de présenter le bilan des cinq premières années du programme, d’expliquer pourquoi le reboisement constitue une priorité nationale, et de détailler l’organisation de la campagne dans chaque région et préfecture.
Le ministère insiste sur un point : la réussite du programme ne se joue pas uniquement le jour de la mise en terre. L’entretien et le suivi des plants constituent désormais le cœur de l’action. L’ambition est de fédérer l’ensemble des Togolais autour d’un projet commun, pour bâtir un avenir plus vert et durable.
Planter, entretenir, transformer
Pour le gouvernement, le reboisement relève d’une exigence de survie nationale. Les forêts jouent un rôle central dans la protection des sols contre l’érosion, la régulation du cycle de l’eau et l’approvisionnement des communautés rurales en ressources essentielles. Face à la pression démographique, à l’exploitation du bois et aux effets déjà visibles du dérèglement climatique, chaque arbre planté devient un acte concret de préservation.
L’appel est adressé à tous, des villages les plus reculés aux grandes agglomérations. La mobilisation s’articule autour d’un triptyque clair : planter et entretenir les arbres tout au long de l’année pour en assurer la pérennité, restaurer durablement les paysages forestiers afin de renforcer la résilience écologique et sociale, et transformer l’économie en faisant des ressources naturelles un levier de prospérité.
Vers une économie verte et inclusive
Au-delà de l’enjeu écologique, le Togo entend faire de la restauration forestière un moteur de transformation économique. L’objectif est de relier l’action environnementale à une dynamique de croissance inclusive, en valorisant durablement les ressources naturelles au bénéfice des populations.
En misant sur la participation citoyenne et sur un suivi rigoureux des plantations, le pays cherche à faire de son programme d’un milliard d’arbres un modèle d’engagement collectif. Un pari sur l’avenir, où l’environnement devient le socle d’une prospérité partagée.

