Le Système automatisé de marquage (SAM) mis en place au Togo en 2020 a démontré son efficacité en matière de lutte contre la fraude et d’optimisation des recettes fiscales. En cinq ans, il a permis de collecter 35,8 milliards de FCFA, assurant le suivi de plus de 2 milliards de produits et impliquant 600 opérateurs économiques. Ces résultats, présentés lors d’une rencontre à Lomé le 31 mars dernier, témoignent de l’impact positif du dispositif sur l’économie togolaise.
Initialement déployé pour les eaux, bières, jus de fruits, vins, vermouths, boissons alcoolisées et tabac, le SAM sera étendu à de nouvelles catégories de produits. Le sucre, les huiles de cuisson, le ciment, les fertilisants, les produits cosmétiques, le carburant et les minerais seront prochainement intégrés au système. Cette extension vise à renforcer la transparence des circuits de distribution et à mieux protéger les consommateurs contre les produits contrefaits et de qualité inférieure.
« L’impact de cette solution sur la lutte contre la contrebande et la collecte des recettes est énorme. Rien que dans le secteur de la bière, plus de 5 milliards de FCFA ont été récoltés entre 2022 et 2024”, a indiqué le président de la commission de marquage, Esso-Wavana Adoyi, avant d’appeler à une intensification des contrôles afin de limiter les produits échappant encore au marquage.
Le succès du SAM au Togo offre un modèle pour d’autres pays africains confrontés aux mêmes défis de fraude et de manque à gagner fiscal. L’efficacité du système réside dans sa capacité à suivre les produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement, permettant ainsi une meilleure traçabilité et un contrôle accru. L’implication de 600 opérateurs économiques témoigne également de l’adhésion du secteur privé à cette initiative. L’avenir du SAM au Togo semble prometteur, avec l’ambition de consolider sa contribution à la croissance économique et à la protection des consommateurs.
Pour rappel, l’an dernier, l’Office togolais des recettes (OTR) a lancé une application permettant aux consommateurs de vérifier l’authenticité des produits.
