Le 5 janvier 2022, le gouvernement togolais a adopté le décret N° 2022-002/PR, marquant une nouvelle étape dans la relation entre l’État et les organisations non gouvernementales (ONG). Ce décret, qui fixe les conditions de coopération entre les deux parties, vise à améliorer le cadre réglementaire et à garantir un alignement plus étroit des actions des ONG avec les priorités de développement du pays.
Ce changement est-il une avancée positive pour le Togo ? D’un côté, il est indéniable que la collaboration entre l’État et les ONG est essentielle pour atteindre les objectifs de développement. En définissant un cadre clair et précis, le gouvernement vise à garantir une meilleure coordination et une utilisation plus efficace des ressources.
Cependant, dans une lettre circulaire, le ministre de la planification du développement et de l’aménagement du territoire et le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation chefferie coutumière rappellent la mise en application effective de ce décret. Aussi invite t-il les préfets, maires et directeurs régionaux de la planification du développement et de l’aménagement du territoire de prendre toutes les dispositions appropriées pour s’assurer que toute action à entreprendre par une ONG est: a) portée préalablement à leur connaissance à défaut d’être suspendue; b) d’intérêt général et en cohérence avec les objectifs et les principes de la politique de développement économique et social définie par le gouvernement; c) susceptible d’avoir un impact significatif sur le vécu de la population bénéficiaire.
Par ailleurs, les deux ministres, Dr Sandra Ablamba Johnson et Hodabalo Awaté lancent une invite à toutes les associations et ONG à un engagement renforcé pour le respect scrupuleux de ces disposition« Le non-respect de celles-ci pourrait entraîner des sanctions prévues par le décret n° 2022-002/PR du 05 janvier 2022 suscité », font savoir les deux membres du gouvernement.
« Le gouvernement est résolu à garantir que chaque initiative soutenue par les ONG soit en parfaite conformité avec les priorités nationales et contribue effectivement au progrès social et économique du pays. Dans ces conditions, il est de la responsabilité des associations et ONG d’assurer la transparence et la pertinence de leurs projets et de collaborer activement avec les autorités locales afin de garantir la cohérence des activités avec les objectifs de développement du Togo et leur bonne exécution sur le terrain », font savoir les deux ministères dans la lettre circulaire.
