Dans son reportage intitulé « dans le couloir de l’hôpital Sylvanus Olympio de Lomé », le média France 24 a complètement passé à côté des b à bas du journalisme. Cette télévision internationale n’a pas cherché à vérifier les faits auprès de l’administration hospitalière avant toute diffusion.
Le sujet traité par France 24 fait suite aux arrêts depuis un mois des interventions obstétricales parce que les assistants médicaux qui pratiquent des interventions comme des césariennes en dehors de leurs prérogatives, ont décidé de suspendre leurs activités faute de reconnaissance. À en croire les premiers responsables du CHU SO, le média français a fauté sur plusieurs points.
1. La méthode utilisée par ce média est très peu professionnelle. Ils n’ont pas pris la peine de vérifier les faits ou de consulter l’administration de l’hôpital dans la réalisation de leur reportage.
2. Il est regrettable de constater que ce média a choisi de diffuser des informations sans aucune démarche de vérification, ce qui compromet la crédibilité du reportage.
3. Il est vrai que le CHU SO reçoit un nombre important de patients, en raison de son statut et de la qualité des soins prodigués à un coût abordable.
4. Le CHU SO fait au mieux pour gérer cet afflux, qui s’est intensifié avec la mise en œuvre de l’assurance maladie pour tous et du bénéfique programme de prise en charge gratuite de la femme enceinte et du nouveau-né (Wezou). Ce programme, rappelons le, constitue un atout de taille pour notre système de santé et les populations qui en bénéficient.
5. Le fonctionnement du CHU SO présente des défis en termes de capacité d’accueil propres à tout centre de cet envergure, que le personnel s’efforce de surmonter quotidiennement.
6. Contrairement à ce qui a été rapporté, il n’y a pas un seul assistant médical opérant dans le service de gynécologie du CHU SO. En réalité, aucun assistant médical n’a été affecté à ce service depuis plus de 20 ans. Le dernier assistant médical qui y a travaillé a été muté il y a deux décennies. Ces informations sont facilement vérifiables auprès de l’administration du CHU.
7. France 24 n’a jamais approché l’administration du CHU SO pour réaliser ce reportage. Leur démarche manque cruellement de rigueur journalistique.
8. En utilisant des images du CHU SO et en les accompagnant de commentaires non fondé, ce média chercherait à tromper délibérément le public et à nuire à l’image de notre pays.
9. France 24 devrait rectifier ces informations erronées et adopter des pratiques journalistiques plus rigoureuses à l’avenir. Par ailleurs, le CHU Sylvanus Olympio reste déterminé, avec l’appui des autorités, à fournir des soins de qualité à la population tout en relevant les défis avec professionnalisme et dévouement.
Rédaction
