Les villes créent de la différence, et elles accueillent la différence. Les villes togolaise ne font pas exception. Elles semblent plutôt accélérer les dynamiques de différentiation à un point tel qu’il devient difficile de les concevoir comme une seule entité, de comprendre leur complexité sociale et, enfin et surtout, de les administrer. Le rythme de l’urbanisation dépasse celui de tout autre. À brève échéance, la population des villes dépassera celle des zones rurales.
La modernité urbaine s’est ainsi construite par référence à des modèles extérieurs, réinterprétés dans le contexte local, et s’est concrétisée par la définition d’un modèle propre. Lomé et les villes secondaires bénéficient de projets. Les officiels les dotent d’infrastructures routières et d’assainissement modernes. Les travaux entamés dans certaines villes et achevés dans d’autres concernent l’aménagement, l’assainissement, le bitumage et l’éclairage public.
Des réussites majeures
Kpalimé a été une ville prise en compte à partir de 2020. Là-bas, 14 rues ont été entièrement bitumées et sur chacune d’elles, des caniveaux ont été réalisés pour recueillir les eaux et les drainer. Les habitants de la ville sont heureux que cette transformation contribue au développement touristique et économique de la région.
Ça bouge aussi à Atakpamé et à Anié. Dans la première ville citée, les travaux sont à 85 % d’état d’avancement en mi-2023 et vont relooker la ville. 10 rues sont concernées pour un montant de 12,31 milliards de francs CFA.
À Anié, ce sont 7,69 milliards qui ont été investis et les travaux à la même période sont à 64 % avancés. Ces villes tournent le dos aux inondations et à la boue en période de pluie, une dynamique qui se poursuivra dans d’autres villes secondaires.
Lomé en pleine transformation
En décembre 2022, des travaux de construction d’ouvrages de drainage des eaux et de bitumage ont démarré dans les communes Golfe 1, Golfe 2 et Golfe 3 pour réduire les risques d’inondation ; améliorer les conditions sanitaires, de transport et favoriser les activités.
Au total 14,3 km de voiries urbaines sont couverts par ces travaux prévus dans le cadre des projets de « Construction d’ouvrages de drainage des eaux pluviales de la zone Auba à Lomé » et « d’Aménagement, assainissement et de bituma
