C’est plus qu’une surprise ce 27 avril 2023. Alors qu’on l’attendait au parlement ou encore à un discours formel, le chef de l’État, Faure Gnassingbé a eu un entretien vivant avec deux confrères de la presse locale. Plusieurs sujets avaient meublé cette première entrevue. Il s’agit entre autres de l’État sécuritaire au Nord du pays, le bilan du Fopat, la vie chère et les élections à venir. Concernant ce dernier sujet le président de la république n’a pas manqué de souligner les avancées abtenues dans le domaine politique.
« J’ai écouté les reproches qu’on me faisait, en ce qui concerne le manque d’entretien avec la presse locale », c’est sur ce ton que le chef de l’État a commencé son entretien avec les confères journalistes qui étaient devant lui. Parlant des échéances électorales à venir, Faure Gnassingbé reconnaît d’énormes efforts de la classe politique dans l’ensemble.
«En politique, il faut avoir le sens du compromis. Nous avons un cadre électoral dont nous n’avons pas à rougir. Il faut être serein, faire campagne. Il ne peut pas y avoir de changement unilatéral du cadre électoral » a-t-il laissé entendre
« Je pense que nous avons un cadre électoral qui est ce qu’il est. Il n’est pas parfait parce que la perfection n’existe pas. Mais quand nous nous comparons aux autres, je crois qu’on ne va pas rougir. On n’est pas meilleur que les autres, mais on n’est pas aussi pire que les autres. Je crois qu’il faut être serein, battre campagne et s’il y a une volonté commune au sein de la classe politique de faire encore quelques changements du cadre électoral, pourquoi pas, parce que c’est dans le dialogue que nous pouvons trouver des solutions » a-t-il poursuivi dans ses dires.
En ce qui concerne les élections au Togo , le Chef de l’Etat n’a pas manqué de saluer la contribution apportée par chaque acteur dans l’organisation des dernières élections au Togo, afin d’avoir eu des élections apaisées.
« Il fut un temps, l’élection était synonyme d’inquiétude dans notre pays. Mais Dieu merci, nous avons fait des progrès, nous avons eu plusieurs élections apaisées. Mais, les remous à l’approche de chaque élection, c’est un débat normal. En réalité, il est habituel qu’à chaque fois qu’on s’approche des échéances électorales, il y a un petit peu d’agitation et de bruit. Nous avons essayé de prévenir cela en faisant un dialogue avec les acteurs de la classe politique. Aujourd’hui d’autres revendications surviennent. Mais pour ne pas polémiquer, je dirais qu’en politique, il faut avoir le sens du compromis. Quand on s’assoie et qu’on a le même objectif, c’est-à-dire la conquête du pouvoir, c’est normal que chacun ait sa stratégie. Et puis, il y aussi une part de posture. Parfois, quand on a des problèmes dans son parti, on essaie de les extérioriser autrement à travers des revendications en disant ceci, et cela », a-t-il fait remarquer.
Abordant le sujet sécuritaire, le président pointe du doigt deux groupes armés qui terrorisent les populations surtout dans la partie septentrionale du pays « Je sais que sans la paix, aucun pays ne peut se développer. Je sais aussi que c’est un acquis qui est précaire. Aujourd’hui, ce qui nous arrive est une agression qui vient de deux groupes : l’Etat islamique au Sahel, et le Groupe de soutiens à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) », a déclaré le président togolais.
« Nous dénombrons une quarantaine de Forces de défense et de sécurité (FDS), et une centaine de victimes civiles. Nous avons des succès. Ce n’est pas parce que nous ne faisons pas de communiqués que nous n’avons pas de succès. Mais, il y a quelque chose d’indécent à célébrer la mort d’une personne », a poursuivit le président, sans aller dans les détails.
D’autres sujets ont également meublés cette entrevue accordée à la presse. Les questions relatives à la période de la pandémie Covid-19, le manque d’eau, l’agriculture, l’emploi, la protection sociale, la promotion de la gente féminine et autres sujets ont été abordés.
