Cinq (5) artistes plasticiens africains venus du Benin et Togo effectuent depuis le 14 avril 2023 et ce jusqu’au 30 avril, un travail de recherche ou de création à Lomé. Intitulé « Héritages Visuels », il s’agit pour ces artistes d’interroger l’emprise de l’image sur le devenir des choses. Pour annoncer ce grand rendez-vous inédit, les responsables de ce projet étaient devant les professionnels des médias ce mardi.
Les artistes plasticiens africains de renom sont en résidence artistique à Lomé. Initiée par Avhec Art avec les soutiens de’Togo créatif’’ et l’Institut Française, cette résidence vise à transmettre ou à laisser passer des fantômes, des spectres des choses revenantes qui portent les illusions, les espérances d’une société, d’un peuple, d’une civilisation, d’une culture. Le projet de résidence artistique « Héritage Visuels », propose une recherche philosophique, anthropologique et sociologique sur les formes de conservation, de transmission, et de survivance des imageries populaires africaines à l’aune de la mondialisation.
A en croire l’un des artistes plasticiens Sanda AMADOU, le concept « « Héritages Visuels » est très large et chaque artiste que nous sommes nous avons essayé d’embrasser une partie. « Cette thématique que nous avons choisie est très danse. Il s’agit tout d’abord de définir ce que c’est qu’un « Héritage Visuels» et pour moi c’est un héritage culturel qui est l’ensemble des biens qu’il soit matériel ou immatériel qui est d’une importance historique ou artistique et qui est appelé à être restauré et sauvegardé. Nous sommes cinq artistes et chacun a choisi une partie du thème pour exprimer son idée. Moi par exemple, j’ai travaillé sur la culture peule surtout le mal corporel de ce peuple. Les autres artistes se sont planchés respectivement sur la spiritualité ‘’le fâ’’, les masques de ‘’Gueredè’’, et les langages et les signes », a-t-il expliqué.
De son côté, ATTIGLA Hervé de Avhec Art explique le bien-fondé de son projet. « Nous avons initié ce projet par rapport à un certains nombres de constats. Nous avons constatés que chacun de nous a hérité beaucoup de choses de son origine, sa racine de façon même inconsciente. Puis qu’un artiste est un être avant tout spirituel que physique. Cela s’explique en ce sens que c’est au cours du travail que les énergies se dégagent et les choses et des réalités sortent et vous vous posez de savoir d’où provient cette inspiration. Ca provient tout simplement de la source, de l’origine, du profond de soi ».
Au cœur de ce projet, il s’agira de penser les bases théoriques, artistiques de la problématique inhérente aux notions de legs, et de transmission des images sous le prisme de l’art visuel. Aussi, créer « en relation » et non pas seulement cote à cote afin d’offrir un cadre adéquat aux échanges artistiques et culturelles sincères. Il aura également des conférences-débats thématiques à l’intention du public de l’institut français de Lomé, d’atelier pour jeunes public en arts plastiques pour les de 6 à 15 ans. Et afin les artistes vont réinterroger les démarches et autres approches de créations à l’aune des expériences engrangées au cours de la résidence.
Rappelons que le vernissage se fera le
3 mai à 16h à la résidence sise à adidogome wonyonmé la von à gauche après celle de l’église catholique à 150 m du goudron.
