Du 27 au 29 octobre 2022, Lomé, la capitale du Togo accueille les travaux du 3ème forum de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sur l’éducation à la culture de la paix à travers le dialogue intra et inter religieux.
Le ministre en charge des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale, Prof. Robert Dussey, représentant le chef de l’Etat, a ouvert le 27 octobre les travaux placés sous le thème : « Communautés, extrémismes violent et cohésion sociale en Afrique de l’Ouest ».
Co-organisé par la commission de la CEDEAO et la République togolaise, le Forum est parrainé par trois personnalités religieuses du continent à savoir : Cheikh Serigne Babacar Sy Mansour Khalife du Sénégal, le général des tidianes ; Mgr Edward Tamba Charles l’archevêque de Freetwon et Nana Kobna Nketsia V, chef suprême de la zone traditionnelle d’Essikado au Ghana.
Cette rencontre entend établir une plateforme de dialogue et de paix, pour une vie harmonieuse entre les communautés et les religions dans l’espace CEDEAO. Il s’agit aussi à travers ces assises de renforcer les mécanismes de dialogue au sein des communautés, afin de cultiver la compréhension mutuelle, un esprit de tolérance et de coexistence pacifique entre les religions par l’éducation à la culture de la paix.
Les participants débattront des thématiques relatives à l’extrémisme violent et à la cohésion sociale, entre autres, « Rôle des communautés ethniques et socioprofessionnelles face à l’extrémisme violent dans l’espace CEDEAO et en faveur de la résilience des populations ; rôle des jeunes et femmes en matière de prévention de l’extrémisme violent dans l’espace CEDEAO, ainsi que Bonnes pratiques et partage d’expériences en matière de gestion des territoires et vulnérabilités des communautés ».
Pour le ministre Dussey, ce forum s’inscrit dans l’actualité sécuritaire de la région où les terroristes essaient dans certains pays de récupérer et d’utiliser les dissensions entre communautés et groupes ethniques à des fins de déstabilisation de la cohésion sociale et d’affaissement des États. « Les communautés ne doivent être ni complices ni passives face aux incursions terroristes. Elles doivent développer leurs capacités internes de résistance aux forces du mal, mais aussi sont en droit d’attendre des Etats et de la région une protection. C’est en offrant protection et garantie de sureté aux communautés que nous leur permettrons de jouer leur rôle d’actrices de la paix. Je suis convaincu que ce forum de Lomé débouchera sur des recommandations pertinentes et des propositions d’actions concrètes qui aideront les Etats et l’ensemble de la région à relever les défis liés à la cohésion sociale, à la paix et à la stabilité », a déclaré le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale.
La cérémonie d’ouverture a connu la participation du représentant de la commissaire en charge du développement humain et des affaires sociales de la commission de la CEDEAO, Barros Bakar Banjai. Elle a également été marquée par la présence participative des représentants des partenaires financiers de ce troisième forum, notamment Plan international-Togo et la GIZ.
Le représentant de la commissaire en charge du développement humain et des affaires sociales de la commission de la CEDEAO, Barros Bakar Banjai a pour sa part indiqué que les communautés ont un rôle-clé à jouer pour la cohésion sociale. « Bien sensibilisées, les communautés constitueront des acteurs clés dans le processus de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent et les acteurs de la promotion de la culture de la paix et de la cohésion sociale », a-t-il indiqué.
En instituant ce forum en 2016, la CEDEAO a sans doute pris la mesure de la difficile question de la cohésion humaine au sein des États membres et au sein de l’espace intra régionale.
Au terme des travaux, sera adoptée la déclaration de Lomé pour la paix.
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