
La troisième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année 2022, a été ouverte le 20 octobre au siège de l’Assemblée Nationale. Séance au cours de laquelle les députés ont adopté, unanimement la loi de finances rectificative, exercice 2022.
Présidée par la présidente de cette institution, Yawa Djigbodi Tsègan, et les commissaires du gouvernement, Sani Yaya, ministre de l’Économie et des Finances et Christian Trimua, ministre des droits de l’homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, cette assisse a été l’occasion pour passer au peigne fin le projet de loi. Cette loi de finances rectificative 2022, est projetée à 1.875,8 milliards de francs CFA en dépenses et en recettes contre 1.779,2 milliards de francs CFA dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 5,4%.
A en croire le ministre en charge de l’économie et des finances, cette rectification est rendue nécessaire par l’évolution de la conjoncture socio-économique et financière internationale et nationale. Par ailleurs, elle se justifie par la nécessité de la prise en compte des dépenses nouvelles pour satisfaire notamment aux impératifs sécuritaires et aux dépenses sociales qui ont été augmentées pour protéger le pouvoir d’achat des ménages des couches les plus vulnérables, ainsi que le réajustement de certaines dépenses à l’issue du suivi régulier de leur niveau d’exécution et de l’évaluation à fin août 2022.
« En votant la présente loi de finances rectificative, vous donnez au gouvernement les moyens de son action. Ainsi le gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre des réformes structurelles visant la stabilité du cadre macroéconomique et l’assainissement des finances publiques qui passe notamment par une plus grande efficience dans la gestion des dépenses publiques », a indiqué le ministre Sani Yaya.
De son côté, Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée Nationale a pour sa part salué l’esprit qui a conduit à cette vote et a rappelé le contexte dans lequel intervient le vote. « L’adoption de cette loi répond aux dispositions de l’article 48 de la loi organique n° 2014-013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances et traduit la volonté de l’exécutif d’assainir davantage les finances publiques en respect aux principes de sincérité et de transparence dans la gestion des finances publiques ».
Il faut rappeler que les groupes parlementaires, UNIR, NET-PDP et UFC ont tous donné leur aval à cette loi qu’elle trouve opportune dans le contexte de la vie chère que le pays traverse.
