

Après une pause de deux ans dues à la crise sanitaire liée Covid-19, la préfecture de Zio peut à nouveau renouer avec sa tradition Ayizã. C’est ainsi que le samedi dernier, les fils et filles des 16 cantons de la dite préfecture et ceux de la diaspora se sont retrouvés pour rendre hommage à Dieu et aux mânes des ancêtres d’avoir bénis leur saison agricole. Et surtout leur aliments de base l’haricot.
Pour Kodjo ADEDZE, Ministre du Commerce, d’industrie et de la promotion de la consommation locale, natif de la préfecture de Zio, cette festivité à une connotation particulière, « Celle d’insister sur la nécessité d’être ensemble comme fils et fille de Zio et au-delà, comme un seul peuple, un seul pays, le Togo, pour atteindre nos objectifs de développement conformément à la vision affichée du Chef de l’Etat. Nous devons vivre avec toute la vigilance qu’il faut, comme un seul peuple contre le fléau sur le terrorisme, l’extrémisme violent que nous connaissons ».
Pour sa part le représentant personnel du chef de l’État Foli-Bazi Katari, ministre en charge de l’environnement, a dans son ollocution insisté sur l’importance de ses retrouvailles. « La culture reste la pierre angulaire du développement au Togo. Et c’est pour cause, que le gouvernement sous l’impulsion du chef de l’État, l’a inscrite en bonne place dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025. C’est dans cette optique, que votre préfecture est appelée à consolider la cohésion sociale en garantissant la fraternité et la convivialité ».
Cette rencontre a été l’occasion de retracer le parcours de cette fête traditionnelle par Togbui Adzaklo EHLAN IV, Chef canton de Gapé Kpodji et Président du Conseil coutumier de la préfecture de Zio qui a rappelé que la première célébration remonte au 1er avril 1970. L’objectif de cette initiative a-t-il souligné, « est de développer le Zio, conserver la mémoire de nos ancêtres, valoriser leur richesse culturelle et favoriser leur visibilité sur le plan local, national et international pour que l’histoire du peuple Ewé de Zio reste à jamais vivante dans le pays ».
